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Archive pour septembre 2006

Eragon

Dimanche 17 septembre 2006

Bonjour, me revoilà pour vous proposer un petit article sur Eragon qui sortira en décembre et sera, on l’espère, suffisant pour nous faire patienter jusqu’à juin pour voir Harry Potter 5 (qu’on espère aussi à la hauteur car je ne me suis toujours pas remise de la merdicité (néologisme d’Aerith21) du troisième volet)

filmeragon

Bien parlons un peu de l’histoire. Replaçons les choses dans le contexte en signalant d’abord que l’histoire du film Eragon provient d’un bouquin du même nom écrit pas un très jeune prodige Christopher Paoloni.

L’histoire est celle de Eragon, un jeune homme de 16 ans qui découvre une pierre mystérieuse lors d’une partie de chasse. En fait, cette pierre est l’un des derniers oeufs de dragon et qu’un fois né, celui-ci (qui est en fait une dragonne) va le choisir comme draconniers et Eragon va donc devoir l’élever. Il devient ainsi l’héritier d’une caste d’élite que le roi Galbatorix veut éradiquer.

Dans sa quête, Eragon sera aidé par Aidé par Brom, le vieux conteur du village, et de Saphira son dragon. Pour survivre, Eragon devra rejoindre les insurgés et combattre aux côtés des nains, des elfes et des magiciens, le monstre le plus épouvantable de tous les temps : l’Ombre…

Pour ce qui est du casting, on retrouve tout de même des pointures comme John Malkovich (respect, Aerith s’incline profondément) Jeremy Irons qui nous a abitué au meilleur comme au pire (dongeon et dragons :s et la machine à remonter le temps que je n’ai pas du tout aimé en partie parce que je déteste les remake et que je suis une fan incontestée de l’ancienne version), Robert Carlyle (et un hourra pour robert Carlyle, j’adore tout simplement cet acteur) et bien d’autres.

Le réalisateur est Stefen Fangmeier responsable des effets visuels dans Master and Commander, Dreamcatcher, signs, the perfect storm, Hook, Jurassic Park, …

Pour la Bande originale du film, il semblerait que ce soit Patrick Doyle, qui avait entre autre travaillé sur Harry Potter et la Coupe de Feu qui d’y colle. Il faudra confirmer tout ça.

eragon

Full metal alchemist

Vendredi 15 septembre 2006

Dans cette partie manga, je vais vous parler de tous mes coups de cœur manga et anime. Aujourd’hui, c’est au tour de full metal alchemist (anime) qui passe en se moment sur mcm et sur Be TT si je ne me trompe pas. Sachez aussi que ça existe en manga et que les fichiers peuvent être lus gratuitement sur le net à cette adresse : http://www.fullmetal-alchemist.com/manga.php Les chapitres sont disponible jusqu’au 59.

Ne vous étonnez pas si les événements du manga ont chronologiquement différents de l’anime, ça arrive souvent. Une des rares séries suivant presque intégralement le manga c’est yuyu hakusho.

Bon de quoi ça parle cet anime ? C’est l’histoire des frères Elric, Edward l’aîné et Alfonse de un an son cadet.

Ed et Al enfants

Edward et Alphonse Elric enfants 

Ils vivent dans un monde où l’alchimie est une science qui existe et est couramment utilisée. Bien sûr, comme il s’agit d’une science, il y a des règles et des principes qu’il faut suivre scrupuleusement (comme en chimie, et oui. Lavoisier et compagnie) dont le principe de l’échange équivalent qui dit que pour créer quelque chose, il faut céder quelque chose. Mais pour comprendre ça, il aura fallu que les deux frères cèdent quelque chose. (C’est dit comme ça dans le générique de l’anime lol).

Donc, Ed et Al vivent seuls avec leur mère Trisha depuis que leur père est parti à cause de son travail, il est alchimiste.

Les deux enfants se mettent à l’alchimie dés leur plus jeune âge en bouquinant dans les livres de leur paternel. Ils ont un don car ce n’est pas à la portée du premier enfant venu de comprendre tout le charabia qu’il y a dans ces bouquins.

Ils vivent heureux juste à côté de leur amie d’enfance Winry qui a le même âge qu’Edward et dont la grand-mère Pinako crée des prothèses bioniques pour ceux dont il manque un membre.

Un jour, la mère de Ed et Al tomba malade (un peu aussi à cause de l’absence de son mari) et meurt. Les deux enfants sont inconsolables et décident (c’est surtout Ed qui décide) qu’il n’est pas question qu’ils vivent sans elle. Ils vont alors braver l’interdit en ayant recours à l’alchimie humaine pour faire revenir leur mère (dans le processus ils doivent recréer un corps et une âme).

L’expérience tourne cependant au désastre et dans le processus, Al perd son corps et Ed sa jambe. Afin d’offrir un corps à son frère dont l’âme erre toujours dans la pièce où ils ont pratiqué l’alchimie humaine, Ed perd son bras et l’âme d’Al se retrouve liée à une armure désormais incapable de manger, dormir, sentir…

al dans son armure

Al dans son armure

A partir de là, Ed fera tout ce qui est humainement possible pour rendre à son frère son corps et pour récupérer son bras et sa jambe.

al automail

Jambe et bras bionique d’ Edward

Winry lui confectionnera un bras et un jambe bionique afin qu’il puisse rentrer dans l’armée et devenir alchimiste d’Etat sous les ordres du colonel Roy Mustang encore appelé l’alchimiste de flamme et ainsi avoir accès à la grande bibliothèque des alchimistes et trouver un recueil pouvant l’aider à atteindre son but.

Winry et ed

Winry réparant la bras d’Ed

Ed réussira avec succès les examens très difficiles d’alchimiste et deviendra le plus jeune alchimiste d’Etat à 12 ans.

Ensuite, en compagnie de son frère (toujours dans son armure) ils partiront dans une longue quête pour retrouver ce qu’ils ont perdu. L’anime décrit leurs aventures alors qu’ils ont 15 et 14 ans avec de multiples flash back.

Ed qui se la pète

Edward, à 15 ans

L’anime se décline en 51 épisodes et ils y a un film (suite directe de l’anime) et semble-t-il des OAV sont prévues.

Bon, l’ambiance de l’anime est bon enfant avec un Ed complexé par sa petite taille (il déteste boire son lait) et qui a assez mauvais caractère (encore plus dans le manga cela dit) et le langage familier des personnages mais il y a aussi des leçons de morale sur la folie des hommes, sur l’armée et l’engagement, ainsi que sur les liens qui unissent des frères.

On subodore tout de même la fin mélo dramatique de l’anime mais qui laisse une porte ouverte cependant. Porte qu’un réalisateur a déjà pris puisqu’il y a un film qui poursuit les aventures de Ed et Al (ça veut dire qu’il n’y en a aucun des deux qui meurt dans l’anime, rassurez-vous).

Si je devais mettre une note à cet anime, je dirais 8.5/10. Je n’ai pas vraiment de commentaires négatifs à faire sur cet anime mais si vous avez des commentaires à faire, ils seront les bienvenues.

Aerith21

Quelques images (cliquer pour agrandir)

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ed

Ed al

ed

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Lune Rouge

Jeudi 14 septembre 2006

Chapitre 4                        L’enfant et l’ange déchu
 
Caleb contourna la taverne et se retrouva plongé dans l’obscurité quasi opaque de la ruelle adjacente.
« L’Ange Déchu, hein ? Dit une voix provenant de la pénombre. Le nom de cette taverne est tout à fait approprié vu les circonstances, tu ne trouves pas ?
- Darek, malédiction, tu n’es jamais là quand on a besoin de toi, maugréa Caleb.
- Bonjour l’accueil. Mais pour ce qui est des malédictions, ton grand-père y a déjà pensé avant toi et tu peux me croire, j’ai eu ma dose ! »
Une silhouette se détacha de l’obscurité dévoilant un homme en redingote gris souris. Il avait de longs cheveux châtains foncés retenus en une queue serrée à la base de son cou. Ses yeux étaient mauves foncés, panache des maudits. Il avait une cigarette serrée entre les dents.
« Alors, quoi de neuf, gamin ? » demanda-t-il en s’arrêtant à quelques pas de Caleb.
«  Maître Caleb ! » cria quelqu’un en se jetant littéralement sur lui le faisant chanceler.
«  Bonjour, Diomée, toujours aussi expressive, répondit Caleb en souriant chaleureusement à une fille de l’apparence d’une gamine de 15 ans.
« Maître Caleb, tu m’as tellement manqué. » Lança-t-elle, ses grands yeux dorés à la pupille fendue comme celle des félins emplis de larmes.
« Mais quelle plaie celle-là, maugréa Darek.
- Ne m’abandonne plus, maître. Je ferai tout ce que tu voudras mais ne m’oblige pas à retourner avec ce sale pervers, s’il te plaît. Il est méchant avec moi, il me crie tout le temps dessus. » dit-elle en enfouissant son visage dans la chemise de Caleb.
- Allons, Diomée, il n’est pas si méchant que ça ! Répondit Caleb en caressant le sommet de la tête aux cheveux violine.
- Permets-moi de rester avec toi, maître Caleb.
- Je suis désolée, Diomée, si je vivais seul, peut-être mais je vis dans un cirque. Je ne peux pas te garder auprès de moi.
- Tu parles, dans un cirque peuplé de montres, elle a forcément sa place, lança Darek en ricanant.
- Tu vois qu’il est toujours méchant avec moi, lança Diomée en éclatant en sanglots.
Il fallut plusieurs minutes à Caleb pour la calmer et pour la convaincre que, malgré les apparences, elle était mieux auprès de Darek qu’à ses côtés.
«  Comment fais-tu pour vivre tout le temps avec des humains, demanda Diomée quand elle se fut calmée. Ça pue les humains.
- Moi, ça ne me dérange pas.
- Vois-tu, Diomée, ton maître aime les humains.
- Pauvre maître. C’est peut-être parce qu’il est encore trop jeune pour comprendre à quel point ce sont des créatures abjectes, proposa Diomée en se tournant vers Darek.
- Je crois que c’est un penchant naturel chez lui à aimer tout le monde et à vouloir du bien à tout le monde. Bon après ces touchantes retrouvailles, on pourrait peut-être parler business. Pourquoi m’as-tu appelé ?
- La NI m’a retrouvé, murmura Caleb en se massant machinalement le cou.
- C’était qui ?
- Un prêtre que je n’avais jamais vu.
- Il a pu voir ta cicatrice ?
- Non, je ne la lui ai pas montrée, tu penses bien.
- Il ne va surement pas te lâcher la grappe avant d’avoir eu la preuve que tu es bien celui qu’il recherche.
- C’est aussi ce que je me dis, répondit Caleb sur un ton las.
- Au cirque, tu ne risques rien. Tu es toujours entouré et les prêtres ne sont plus investis d’aucun pouvoir depuis le déclin de la Nouvelle Inquisition. Le Vatican ne le couvre plus. Et pour ce qui est des moments où tu es seul, elles veilleront sur toi.
- Elles ?!
- Comme on se retrouve, petit prince, lança une voix derrière lui. »
Les quatre prostituées s’avancèrent dans la ruelle. Les deux de droite se mirent à briller et fusionnèrent pour ne former qu’une seule et même personne. Les deux de gauche firent de même. Les deux femmes vinrent se placer de part et d’autres de Darek qui posa ses mains sur leurs hanches.
«  Je me doutais bien qu’elles avaient quelque chose à voir avec toi. Personne à part toit ne laisse ses succubes faire le trottoir à la vue de tous, lança Caleb avec un sourire sarcastique.
- Tu as l’œil, mon lapin.
- Tu nous as percées à jour, c’est impressionnant.
- Caleb, je te présente, Isis et Thétis. Elles veilleront sur toi. Elles sont capables de se dédoubler pour former des entités autonomes. Tu ne peux pas être plus en sécurité avec elles comme garde du corps. A priori, tu n’as aucun souci à te faire. Je n’ai entendu parler d’aucun contrat sur ta tête de l’Autre Côté. Ça doit être un petit curé blasé qui entreprend une croisade personnelle contre les méchants.
- Maître Caleb n’est pas méchant, protesta Diomée.
- Pour les prêtres de la NI, nous le sommes tous ! répondit simplement Darek en jetant son mégot sur le sol.
«  Et l’autre, comment se porte-t-il ? » s’enquit Darek
Caleb regarda les paumes de ses mains perpétuellement gantées de noir et dit :
«  Je le sens bouillonner. Il essaie de me parler mais je l’ignore.
- Et dans tes rêves ?
- Il est toujours là et il me fixe. Il me fait voir des choses mais je n’entends pas ce qu’il dit.
- S’il y a du changement de ce côté-là aussi, il faut que tu me préviennes. Au fait, tu as des nouvelles de tes deux nounous ? »
Caleb se mis à rire à la mention du sobriquet de Raphaël et Gabriel. Darek ne les aimait pas beaucoup.
«  Non, je ne les ai pas vu depuis longtemps.
- Beau boulot, ils sont drôlement efficaces, maugréa Darek en allumant une autre cigarette.
- Mon grand-père leur mène sans doute la vie dure. Il les soupçonne.
- Il soupçonne tout le monde. C’est d’ailleurs ce qui m’a valu un aller simple pour la malédiction.
- Sauf que dans ce cas précis, il avait raison.
- Pour mon amour-propre, je préférerais dire qu’il n’avait pas tout à fait tord. »
Caleb se mit à rire.
«  Bon, c’est pas que je m’ennuie mais je vois mal ce que je pourrais faire d’autre. Un conseil, gamin. Reste sur tes gardes et méfie-toi de ceux qui t’entourent. De nos jours, on ne peut être sûr de personne.
Il surpassa Caleb et lui donna une tape amicale dans le dos avant de s’éloigner.
« Maître Caleb ! cria Diomée en se jetant à son cou en larmes.
- Allons, Diomée, nous allons surement bientôt nous revoir.
- Diomée ! rugit Darek, tu te bouges, oui ? »
Elle sécha ses larmes et s’enfuit en courant. Caleb lui fit signe de la main en lui souriant.
«  Cet enfant a un sourire incomparable. » murmura Isis à Darek alors qu’elle s’éloignait avec lui, bras dessus bras dessous.
 
 
Les gens tristes ont les plus beaux sourires
Jasmin (Claude)
 
« Oui, je l’ai toujours connu ainsi. C’est un sourire qui réchauffe le plus froid des cœurs.
- Ça doit être vrai puisqu’il a réussi à te toucher… » répondit la succube.
Darek eut un sourire nostalgique.
 
Douze ans plus tôt…
Canna était une lande désertique de Terrasacra que la Nouvelle Inquisition avait réservé à ses exécutions. Elle était interdite sous peine d’une punition très sévère. Seuls les membres de la NI pouvaient s’y rendre.
On y rencontrait des échafauds, des croix pour les crucifixions et des buchers.
Le soleil tombait sur la lande mais l’atmosphère restait brûlante car les terres désolées commençaient seulement à relâcher toute la chaleur qu’elles avaient accumulée durant la journée.
Les corps des pendus se balançaient au gré du vent, volontairement exposés aux charognards et aux intrus.
Il n’y avait pas âme qui vive… Si ce n’est un homme, crucifié sur sa croix de métal, les membres retenus par de solides cordes qui écorchaient sa peau. Beaucoup de sang avait coulé sur le sol formant une petite mare dans laquelle baignait ce qui semblait être une paire d’ailes blanches comme la neige et de très grande taille.
L’homme avait la tête baissée, son menton reposait contre sa poitrine. Ses longs cheveux foncés sales et imbibés de sueur pendaient de part et d’autre de son visage maculé de poussière.
Son torse nu était brûlé par le soleil. Il ne portait plus qu’un pantalon déchiré qui fut autrefois blanc.
Il sentait que la vie commençait peu à peu à s’échapper de son corps et il ne pouvait pas l’en empêcher.
Soudain, il sentit une présence. Il leva la tête péniblement.
Face à lui, à une distance respectable de sa croix se tenait un enfant. Un petit garçon d’une dizaine d’années, tout au plus. Dans ses bras, il tenait un bassin rempli d’eau qu’il serrait contre lui. Il regardait fixement le crucifié. Il n’y avait ni peur ni effroi dans son regard. Il se contentait de toiser l’inconnu de ses yeux azur affichant un air neutre.
« Dégage, c’est pas un endroit pour les gamins !  murmura le crucifié d’une voix rauque
- Il ne fallait pas m’appeler si tu ne voulais pas que je vienne, répondit l’enfant sur un ton détaché.
- C’est pas toi que j’appelais, répondit l’homme sur un ton abrupt. Mais attends, comment t’as pu m’entendre ? C’est impossible. Les humains ne peuvent pas entendre ça !
- Tu rigoles ou quoi ? J’ai bien cru que t’allais m’exploser les tympans à crier comme tu le faisais. Tu voulais de l’eau non ?! Je t’en ai apporté. » dit l’enfant en tendant la bassine devant lui.
« Dégage, je te dis. Ils ne viendront pas me délivrer s’ils sentent la présence d’un humain. Ils croiront que c’est un prêtre de la Nouvelle Inquisition.
- Personne ne viendra de toute façon. Personne ne vient jamais délivrer les supplicié de Canna. » répondit le gamin en déposant le bassin sur le sol et en s’avançant vers la croix.
- Fous le camp, nom de Dieu, combien de fois va-t-il falloir que je te le répète ? 
- Arrête de blasphémer, soupira le gosse. C’est pour ça que tu as été maudit ?
- Comment tu sais ça toi ?s’écria le crucifié.
- Bah, on n’arrache pas les ailes d’un ange pour rien. Tu as été maudit. Tu es un ange déchu ! »

L’homme arborait un air halluciné Comment ce mioche pouvait-il en savoir autant sur le sujet. Et comment, au nom du ciel, pouvait-il l’avoir entendu appeler les démons du crépuscule à son secours ?

Le gamin sortit un couteau de la poche intérieure de sa veste rapiécées et découpa les cordes qui maintenaient les jambes de l’inconnu Ensuite, il entreprit d’escalader la croix.

« Mais qu’est-ce que tu fous encore ?

- Je viens te délivrer, quelle question ! » dit-il et il sourit De sa vie, jamais quelqu’un ne lui avait souri de cette façon. C’était un sourire plein de chaleur, un sourire qui réchauffe le cœur, qui efface toute trace de tristesse, de colère. C’était un sourire bienveillant.

L’enfant grimpa sur le bras de la croix et s’y assis à califourchon.

« Descends de là, nom de Dieu, tu vas tomber.

-Arrête d’être aussi grossier. Ça ne t’attirera que des ennuis, le réprimanda le gamin.
- Je rêve, un mioche qui me fait des leçons de morale, on aura tout vu. »
L’enfant commença à découper la corde qui retenait son poignet droit. Il rampa jusqu’à l’autre bras et commença à le libérer.
« Je crois que la chute va être un peu brutale… Au fait, je m’appelle Caleb, Caleb Livingstone. »
Le crucifié ne dit rien pendant un moment puis finit par murmurer :
« Darek »
La corde lâcha et il s’écroula sur le sol.
*
*   *
Quand Darek se réveilla, il se trouvait dans une grotte et les rayons du soleil levant baignaient son visage. Son torse avait été bandé et toutes ses blessures soignées. Il était fatigué, courbaturé mais en vie. Il sentit un poids sur ses jambes et baissa la tête pour voir que la gamin dormait la tête sur ses genoux. Il l’avait traîné tout seul jusqu’à cette grotte et soigné ses blessures.

« Hé, gamin, réveille-toi » lança Darek en le secouant doucement.
« Gamin. » Comment avait-il dit qu’il s’appelait déjà ?…
« Caleb, réveille-toi ! »
L’enfant grogna, s’étira puis se redressa d’un coup, l’air affolé.
« C’est déjà le matin ?! s’écria-t-il ? Je vais me faire désintégrer » Il s’assit de nouveau pour remettre ses bottines.
« C’est toi qui m’a traîné jusqu’ici ?
- Oui, répondit Caleb. Maintenant, il faudrait que tu te caches un peu mieux. Ils vont bientôt s’apercevoir que tu n’es plus sur la croix et là, ça va être la panique en ville. Je reviendrai ici déposer de la nourriture, tu n(auras qu’à la prendre quand tu te seras assuré que la voie est libre. Mais là, faut vraiment que j’y aille sinon, je vais me faire disputer »
Caleb se remit debout. Il s’apprêtait à sortir de la grotte quand la voix de Darek s’éleva.
« Pourquoi m’as-tu aidé ?
 
Il n’existe pas de meilleur exercice pour le cœur que de se pencher pour aider quelqu’un à se relever.

Holmes (Jean Albert)
 
- D’abord, parce que tu l’as demandé. Puis, moi, je me fiche de ce que tu as fait. La nouvelle Inquisition dit qu’ils sacrifient des gens pour le bien du peuple, qu’ils ne recherchent que notre prospérité matérielle et spirituelle mais ils torturent des gens pour leur faire avouer leur crime. Qui n’avouerait pas toutes les fautes du monde pour que la torture s’arrête ? Ensuite, ils les tuent et laisse leur cadavre exposés pourrir sous le soleil sans leur offrir une sépulture sanctifiée. Tu trouves que c’est faire le bien ça toi ? Et puis… »
Il se retourna et sourit à Darek.
« Toi et moi, nous sommes pareils. Nous sommes tous les deux maudits. »
Puis, il s’en alla en courant. 

Et voilà, encore un chapitre de conclu. Le prochain est troujours un flash back, c’est la suite en fait. Laissez des commentairesAerith21 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Lune Rouge

Mercredi 13 septembre 2006

Chapitre 3               Raven, le garçon-manqué
 
« Eddy ! » cria Lionel, déboulant dans la roulotte du directeur du cirque en enfonçant pratiquement la porte.
« Lionel ?! S’écria le directeur. Qu’est-ce qui t’arrive ?
- Dépêche-toi, il y a quelque chose qui ne va pas avec Caleb.
- Quoi ?
- Ne perdons pas de temps viens avec moi ! »
Il y  avait déjà presque toute la troupe autour de Caleb quand Eddy arriva sur les lieux.
Le garçon était à genoux, ramassé sur lui-même et tremblait comme une feuille. Par moment, il se mettait à quatre pattes et vomissait.
« Je ne sais pas à quoi cet homme faisait allusion. En tout cas, ça l’a drôlement secoué. Ca fait plus d’un quart d’heure qu’il n’arrête pas de vomir et de trembler, murmura Lionel à Eddy.
- Quoi ? Mais de quel homme parles-tu ?
- Un prêtre de la Nouvelle Inquisition. Il l’a apostrophé et a commencé à lui parler d’un gamin qui aurait été pendu il y a quelques années. Quand je suis intervenu, l’homme a fini par s’en aller et c’est après son départ que Caleb a commencé à être malade. C’est pas fini, boss, ajouta l’homme à face de lion en baissant d’avantage de ton.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Il y a une sorte de cicatrice qui fait tout le tour du cou de Caleb. Comme si… comme si… balbutia Lionel.
- Comme s’il avait été pendu ?! » acheva Eddy.
Lionel acquiesça.
« Allons, Caleb, lève-toi maintenant, dit doucement Elisabeth en lui caressant gentiment le dos.
- Ne reste pas là. Si tu es malade, va te mettre au lit, ajouta Mary.
- Allez-vous en, laissez-moi tranquille. » cria Caleb en repoussant la main d’Elisabeth.
Les membres de la troupe parurent tous choqués par sa réaction. Jamais Caleb ne les avait repoussés de la sorte.
Eddy décida qu’il était temps qu’il prenne les choses en main.
« Bon, allez tous à vos roulottes. Nous partons en ville dans dix minutes.
- Mais Eddy… commença Henri.
- Il n’y a pas de mais. Je dois parler à Caleb seul à seul. »
Les membres de la troupe hésitèrent un moment puis s’exécutèrent à contre cœur.
Quand ils furent tous partis, Eddy se croisa les bras sur la poitrine et étudia Caleb d’un air neutre. Le garçon quant à lui prenait soin d’éviter le regard du directeur.
«  Ainsi tu as des démêlés avec la Nouvelle Inquisition, Caleb… »
Il ne répondit pas. Le silence tomba un moment  puis le jeune homme demanda :
« Tu vas me virer, Boss ?
- Caleb, ici, nous avons tous eu des ennuis avec la Nouvelle Inquisition à un moment ou à un autre de notre vie. Ceci dit, aucun de ces ennuis ne nous a menés à l’échafaud, dit calmement Eddy. Tu faisais partie de la troupe avant même que j’en assure la direction. Mais à la vue des réactions de la troupe, toute cette histoire s’est passée avant que toi-même tu en fasses partie. Cela faisait donc de toi un gosse d’à peine 10 ans. Quoiqu’il ait pu faire, je ne pense pas qu’un môme mérite d’être pendu haut et court même par la NI (Nouvelle Inquisition). »
Eddy marqua une courte pause puis reprit.
«  Ce qui caractérise notre troupe, ce sont les lourds passés que chacun de nous doit porter. Mais je me moque de ces passés ! Je ne m’intéresse qu’aux personnes que vous êtes aujourd’hui. »
Caleb leva enfin la tête vers Eddy et croisa son regard.
« Laisse-moi cependant te dire que ta réaction les a blessé. Tu les as repoussés comme des malpropres. Tu sais qu’ils feraient tout pour toi. Tu leur redonnes la joie de vivre et c’est pour toit qu’ils vont de l’avant et ne se laisse pas abattre par les moqueries. Chaque sourire que tu leur donnes illumine leur sombre vie comme le ferait un rayon de soleil. Ne les abandonne-pas, Caleb. Ouvre-toi à eux.
- Je ne suis pas encore prêt pour leur parler de ça, murmura le jeune homme en baissant la tête.
- Je ne te demande pas de leur raconter ce qui t’es arrivé mais seulement de les laisser t’épauler dans les moments difficiles et surtout de ne pas les envoyer bouler comme tu l’as fait toute à l’heure. Les membres d’une famille doivent s’entraider, tu ne crois pas ? »
De nouveau, Caleb leva la tête vers Eddy et força un sourire.
« Je préfère ça ! lança Eddy sur un ton joyeux. Il étendit une main vers Caleb.
« Alors, on va le boire ce verre ? J’ai le gossier desséché à force de débiter des trucs philosophico psychologiques. »
Caleb se mit à rire franchement cette fois et accepta la main du directeur.
« Bon attends-moi là, avec tout ça, j’ai oublié Ned dans ma roulotte. Il va m’en vouloir à mort. »
Eddy s’éloigna en courant. Caleb resta seul, debout, au milieu du silence.
« Pourquoi t’es jamais là quand il faut, hein, Darek ? » murmura-t-il en serrant les poings.
*
*  *
En ville, il y avait une ambiance de folie.
Les grandes cités de Terrasacra étaient réputées pour leur animation nocturne et Mamré ne faisait pas exception.
Les rues étaient noires de monde. Le beau linge et le sale s’y côtoyaient. Les filles de joie aguichaient les passants, les artistes de rue s’adonnait librement à leur art, les couples s’embrassaient et se pelotaient contre les cloisons de bois des baraques. Le long des maisons de bois s’étendaient des dizaines de stands de jeux de hasard. Cartes et dés, il y en avait pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Les travestis dansaient au milieu de la rue et les homosexuels s’embrassaient goulument sans redouter les interdictions de la NI. Le soir venu, Mamré la sereine s’endormait et la ville de la débauche et de la perversion s’éveillait.
Les lumières des lanternes et la poussière des routes en terre battue offraient une ambiance tout à fait particulière.
Les membres de la troupe essayaient tant bien que mal de se frayer un chemin à travers la foule en folie. Ils cherchaient à atteindre la taverne de l’Ange Déchu.
Quatre prostituées s’approchèrent de la troupe.
« Viens nous voir, mon chéri.
-Comme tu es mignon, viens donc t’amuser avec nous. » Crièrent-elles à Caleb. Celui-ci s’arrêta et tourna la tête vers elle.
«  C’est à moi que vous parlez ? demanda-t-il.
- Oui, mon lapin, c’est à toi que l’on parle.
- Arrêtez de l’ennuyer, Catins, il n’a rien à faire avec vous ! lança Lionel en s’interposant entre Caleb et les quatre femmes.
- Toi, le poilu, on t’a pas sonné, c’est au petit prince au joli minois qu’on cause.
- On va pas le manger. On voudrait juste discuter avec lui.
- Mesdames, j’en serais honoré. » lança Caleb en s’inclinant profondément. Elles se mirent à glousser.
« Mesdames ?! Tu nous honores, petits.
- Personne n’a jamais dit de nous que nous étions des dames.
- Cela dit, j’ai promis à mes amis de boire un verre en leur compagnie. Je vous propose donc de vous retrouver après et nous pourrons discuter. » Et Caleb sourit chaleureusement.
« Quel amour, quel magnifique sourire.
- Il est tellement mignon. »
Elles s’éloignèrent en gloussant alors que Caleb leur faisait signe de la main.
« Toi alors, tu es gentil avec tout le monde ! lança Tom.
- Elles ne sont pas mauvaises. Elles veulent juste un peu d’attention.
- Ce n’est pas ça qu’elles veulent, si tu veux mon avis, ricana Bertha
- Tu vois le mal partout. » soupira Caleb alors qu’ils arrivaient devant la porte de l’Ange Déchu.
Ils pénétrèrent dans la taverne et tous les regards se tournèrent vers eux. Les clients les dévisageaient en chuchotant et en riant. Ils y étaient habitués et n’y faisaient plus attention.
Ils choisirent de s’asseoir dans un petit coin sombre. Caleb s’installa près d’une fenêtre et y plongea son regard.
L’endroit était assez charmant. Les lumières tamisées des chandelles donnaient une ambiance intime mais un piano rythmait les conversations animées des clients ; Toutes les tables étaient de bois massif et les serveuses couraient entre elles pour satisfaire la clientèle.
« Qu’est-ce que je peux vous servir ? » demanda une jeune serveuse. Elle portait d’habit de travail de la taverne. Un caraco blanc découvrant les épaules avec un bustier noir très serré et une jupe pendant jusqu’aux chevilles en velours bordeaux. Sa longue crinière ardente et bouclées était maîtrisée par une natte qui retombait sur son épaule droite. Ses yeux émeraude observaient attentivement ses clients.
«Bonté divine ! s’écria Bertha. Raven, tu es déguisée en fille aujourd’hui ?!
- Je trouve ça déplacé de recevoir ce genre de remarque de la part d’une femme à barbe, Bertha ! répondit la jeune femme sur un ton courroucé.
- Je me souviens tellement bien de ta mère. Elle était si belle, si féminine. Adulée par tous les hommes. Et quand je te vois… continua Bertha avec un sourire sournois.
- Ca suffit, Bertha, ma patience a des limites, bougonna Raven le poing levé et menaçant.
- Seigneur, mais avec un comportement comme le tien, tu ne te trouveras jamais de mari.
- Je vais t’étrangler ! » Cria Raven en s’avançant vers Bertha qui riait à gorge déployée. Lionel retint la jeune serveuse par la taille pour l’empêcher de sauter sur la femme à barbe.
«  Je vais t’arracher les yeux, Bertha. Lâche-moi, Lionel que je puisse lui régler son compte !
- Non définitivement, cette fille ne conviendra jamais à aucun homme. Se moqua Bertha. Nous n’avons qu’à lui arranger un mariage avec Caleb puisqu’ils ont presque le même âge. Comme ça on reste dans la famille. Et puis comme on a pu le constater, Caleb s’accommode de tout !
- Quoi ?! rugit Raven en devenant rouge comme une pivoine.
- De quoi parlez-vous ? » s’enquit Caleb dont l’attention venait d’être ramenée sur terre par la mention de son prénom. Il n’avait rien suivi à l’échange jusque là.
« Tiens, Raven ! Bonsoir. » dit-il en souriant. La jeune femme rougit de plus belle. Caleb afficha d’un coup une expression de profonde surprise et s’écria :
« Mais, tu es habillée en fille ! »
La troupe explosa d’un rire tonitruant alors que Raven devenait cramoisie de colère.
« Espèce de goujat, malpoli, insensible, sans cœur ! » hurla-t-elle en lui lançant une serpillère détrempée qu’il évita de justesse.
« Tu ne vaux pas mieux que les autres ! »
 Dit-elle en lui lançant une cruche d’eau. Encore une fois, il l’évita en glissant contre le dossier de son siège.
« Retenez cette furie ! » lança Eddy en bondissant sur ses pieds afin de retenir Raven qui s’apprêtait à leur lancer un verre de bière à la tête.
« Mais qu’est-ce que j’ai fait ? gémit Caleb en se protégeant de tête avec les mains.
- Si tu veux mon avis, ce n’est pas vraiment ce que tu as fait mais plutôt ce que tu as dit, répondit Bertha en hurlant de rire.
- Tu es vraiment méchante, Bertha, gémit Raven. Vous verrez quand on sera au cirque, vous me le paierez. Et toi aussi ! » ajouta-t-elle en désignant Caleb d’un air menaçant.
Raven faisait elle aussi partie de la troupe. Elle avait intégré le cirque avant Caleb, alors qu’elle n’était encore qu’un bébé. Sa mère était la charmeuse de serpents de la troupe. Elle était morte quand Raven n’avait encore que 8 ans, emportée par la tuberculose. Caleb ne l’avait pas connue car il ne faisait pas encore partie de la troupe à cette époque. Raven n’ayant qu’elle au monde, Eddy avait accepté qu’elle reste avec la troupe bien qu’elle ne montrât aucune disposition particulière pour le spectacle.
Son truc à elle c’était la mécanique. Elle avait déjà construit les appareils les plus farfelus pour améliorer les spectacles.
Raven avait toujours eu l’habitude de se débrouiller seule, elle était délurée et très débrouillarde, mais l’absence de sa mère l’avait transformée en garçon manqué bagarreur.
Contrairement à Caleb dont elle était de un an et demi l’aînée, elle n’avait jamais recherché l’amour de substitution des femmes de la troupe. Elle se chamaillait plus souvent avec elles qu’autre chose surtout avec Bertha.
Dans chaque ville où s’arrêtait le cirque, Raven essayait de se trouver un petit boulot afin de ramener de l’argent à Eddy. Bien que son rôle d’inventrice et de mécanicienne soit très apprécié par le directeur, Raven jugeait qu’elle ne contribuait pas au même niveau que les autres à la prospérité de la troupe et donc cherchait du travail pour payer son entretien par le cirque.
Caleb qui observait en riant Lionel et Eddy qui tentait de calmer Raven vit une ombre passer devant la fenêtre. Il observa au dehors un moment puis se leva.
« Excusez-moi, mais je dois m’absenter un moment. Je reviens tout de suite. » dit-il en souriant. Et il se dirigea vers la porte de la taverne.
Voilà pour le chapitre 3. Laissez des commentaires
Aerith21


 
 
 
 
 
 
 

Lune Rouge

Lundi 11 septembre 2006

Chapitre 2             Le prêtre de la Nouvelle Inquisition
 
Caleb se réveilla en sursaut et en sueur. Il se redressa d’un bond mais dû s’appuyer contre le mur de bois de la roulotte pour ne pas s’écrouler tellement la tête lui tournait.
 Toutes les nuits ces cauchemars venaient le hanter. D’après Lucida, la diseuse de Bonne Aventure du cirque, il s’agissait de fantôme nocturne prenant l’aspect d’un mauvais rêve. La voyante lui avait proposé de lui fournir de l’eau bénite pour conjurer le sort mais il avait décliné poliment l’offre prétextant qu’il avait connu suffisamment d’exploits de la religion pour tout le reste de son existence.
De sa roulotte, il pouvait encore entendre la musique tonitruante du spectacle. Ce n’était pas encore terminé. Il n’avait donc pas dormi longtemps mais suffisamment cependant pour cauchemarder.
Il s’assit devant son miroir. Son maquillage avait coulé à cause de la sueur donnant à son visage un aspect effroyable et surnaturel. Il semblait défiguré.
Ses yeux azur scrutaient chacun de ses traits.
« A qui ressembles-tu le plus ? Demanda-t-il à son reflet. A ta mère ou à ton père ? Remarque que bien que l’un soit la nuit et l’autre le jour, ils ne valent guère mieux l’un que l’autre… »
Il regarda son reflet droit dans les yeux comme s’il voulait lui faire comprendre quelque chose.
« Toi non plus, n’est-ce pas ? » murmura-t-il.
Il prit son pot de crème blanche et rectifia ce qui avait coulé. Il en fit de même avec le noir.
Il attrapa son chapeau et l’enfonça sur sa tête. Caleb s’effaça et le Fou réapparut.
Il sortit de sa roulotte et se dirigea vers la scène.
Eddy et Ned regardaient depuis les coulisses, cachés par un des rideaux. Le Fou s’arrêta à côté de lui et se mit aussi à observer. C’était le dernier numéro. Serpentina chantait en ondulant sur le plancher tel un serpent sous les rires de certains et les conjurations des autres qui croyaient dur comme fer que ce qu’ils avaient devant les yeux était l’œuvre de Malin.
 
Nous avons tout juste assez de religion pour nous haïr, mais pas assez pour nous aimer les uns les autres.
Swift (Jonathan)
 
Eddy sursauta en remarquant la présence du Fou à ses côtés. Il l’observa un moment puis dit :
« Ca veut dire que tu fais la fermeture du spectacle finalement. »
La musique cessa et les rideaux se refermèrent. Quelqu’un alla aider Serpentina à quitter la scène et le Fou prit sa place.
Un unique spot le baigna de lumière et le silence retomba.
« J’espère que le spectacle vous a plu… » dit le Fou dans un murmure à peine audible par la foule.
« Avez-vous retenu quelque chose de ce que vous avez vu ce soir ? Mis à part que la nature permet à des aberrations de voir le jour ? » Il ne souriait pas. Un malaise s’installa au sein du public.
« Des coulisses j’ai entendu beaucoup de choses. Certains pensent que les artistes de la Lune Rouge sont des suppôts de Satan… Qui êtes-vous pour juger la différence ? Avez-vous au moins jugé la qualité artistique de ce spectacle ? Non, il ne s’agit pas de démons. »
Le Fou soupira et s’avança vers le public.
« La Nouvelle Inquisition nous a enseigné que les plaisirs des sens étaient des pêchés. Elle nous a enseigné qu’il ne fallait pas s’adonner aux joies lubriques que procurent les spectacles des artistes de rue sous peine de voir notre âme damnée à jamais. Alors, je vous le demande : que faites-vous tous ici ? La Nouvelle Inquisition prétend que les monstres sont des démons et vous y croyez. Elle vous condamne à la damnation pour un spectacle et vous ne vous sentez plus concerné… Vous êtes bien au rendez-vous à chaque fois qu’un spectacle se donne, si je ne me trompe. »
La lumière s’éteignit soudainement
Le Fou claqua son majeur contre son pouce et une flamme apparut au bout de son index.
« La fibre artistique est comme cette flamme, elle nous illumine dans le noir, nous rassure dans l’obscurité. Elle anime les rêves et détruit les cauchemars. Sans elle, nous sommes aveugles. »
Il passa son autre main devant son index et la flamme s’éteignit.
« Mais quand elle nous éclaire » la flamme réapparut « Nous recouvrons la vue. »
Le spot l’illumina de nouveau.
« Ce que veut la Nouvelle Inquisition c’est nous rendre aveugle afin de mieux nous contrôler. Le libre arbitre est toujours autorisé alors servez-vous en. Ne laissez pas cette organisation en déclin continuer à vous dicter votre comportement. Votre esprit n’appartient qu’à vous. »
Et il sourit, il était redevenu le Fou au sourire sincère, il était redevenu Caleb.
« Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, je vous souhaite le bonsoir. »
Il s’inclina jusqu’au sol et le rideau tomba.
Un tonnerre d’applaudissements retentit appelant le Fou pour un rappel mais Caleb descendait déjà les marches de l’estrade le menant aux coulisses.
Il se retrouva alors enserré dans les bras de Bertha, le nez dans sa poitrine volumineuse.
« Tu as fait du bon travail comme d’habitude. Mais j’ai cru un moment que tu allais te mettre à les insulter. » lança la femme à barbe en riant.
« Lâche-le, Bertha, tu ne vois pas que tu es en train de l’étouffer. » dit Lionel sur un ton réprobateur.
Bertha s’exécuta et Caleb tomba à la renverse en se tenant la gorge et en haletant bruyamment. Il se releva en titubant et dit :
« Je n’ai aucun mérite, c’est vous qui faites le spectacle. Moi, je ne fait que l’introduction et la clôture.
- Et quelle introduction, Caleb ! s’exclama Elisabeth de sa douce voix chantante.
- Tu nous redonnes cette dignité qu’ils nous enlèvent à chaque spectacle, ajouta Mary, la siamoise d’Elisabeth.
- Ah, vraiment ? murmura Caleb avec un sourire gêné, en frottant l’arrière de la tête.
- On t’aime tu sais, lancèrent les siamoises à l’unisson en le serrant dans leur bras.
- Moi aussi je vous aime, répondit-il en leur rendant leur étreinte.
- Hé, ne le gardez pas que pour vous, nous aussi, on l’aime ! » Crièrent Henri et Tom.
Caleb se mit à rire et s’agenouilla pour enserrer le petit homme et sa monture. Et se furent bientôt tous les membres de la troupe qui se serraient dans les bras l’un de l’autre en riant.
En ce moment, ils se foutaient bien de ce que les autres pensaient. Ils étaient unis et c’était leur force.
« Hé bien, qu’est-ce que c’est que cette masse humaine entremêlée ? lança la voix de Lucida derrière eux. »
Lucida était une femme à l’aspect étrange quoique dans ce cirque ce fut relativement courant. Elle avait de longs cheveux argents malgré son âge encore jeune. Elle n’avait pas encore 35 ans. Ses yeux de couleur ambre semblaient connaître toutes les vérités du monde. Elle avait un visage atemporel. Il était impossible de lui donner un âge. Elle portait toujours des tuniques très longues aux milles couleurs et pierreries rutilantes.
« Nous rappelions simplement à Caleb à quel point nous l’aimions, répondit Serpentina.
- Si vous ne l’avez pas tué, je crois que maintenant, il le sait en effet.
- Bon, je crois qu’il est de temps de faire un peu de rangement avant d’aller boire un coup en ville, lança Eddy.
-Tu nous casses les pieds, ronchonna Ned, la marionnette. Demain c’est relâche, on aura plus que le temps de nettoyer et de ranger. Allons en ville dés maintenant.
- D’accord, d’accord, tu as gagné, Ned. Allez fermer vous démaquiller et fermer vos roulottes, on se donne rendez-vous ici dans un quart d’heure.
- T’es le meilleur, boss. » lança Lionel et tous se séparèrent pour aller à leur roulotte respective.
 
Ce n’est pas la souffrance de l’enfant qui est révoltante en elle-même, mais c’est le fait que cette souffrance ne soit pas justifiée.
Camus (Albert)
 
Caleb allait à sa roulotte quand une voix l’apostropha.
« Quel discours, le Fou ! »
Caleb se retourna. C’était un homme totalement vêtu de noir : pantalon, chemise, redingote et haut-de-forme. A son coup, pendait une croix en argent entourée par les rayons de la lumière sainte symbolisés par des pics d’argent partant du centre de la croix. C’était de symbole de la Nouvelle Inquisition.
Caleb l’observa un moment puis lui sourit.
« Je suis désolé si vous vous êtes senti visé à la clôture, mon père. Mais il est bien connu que les Fous ne savent pas tenir leur langue.
- Tu faisais moins le malin il y a quelques années quand tu pendais au bout d’une corde. »
Caleb le toisa puis lui sourit de nouveau.
« Je ne vois pas de quoi vous parlez, mon père. Si ce que vous dites est vrai, je ne crois que je serais en mesure d’avoir cette conversation avec vous en ce moment. Les morts ne parlent pas.
- C’est juste mais le gamin dont je parle n’est pas mort, il s’en est sorti avec l’aide d’un démon dans son espèce.
- Gamin ? Dois-je comprendre par là que les descendants de la Sainte Inquisition sacrifient également des enfants ? demanda Caleb en hochant la tête.
- Nous faisons en sorte de protéger le monde du Malin.
- Tiens donc, c’est très intéressant. Si vous voulez bien m’excuser. J’aurais adoré poursuivre cette conversation avec vous mais mes amis m’attendent. »
Caleb lui tourna le dos. Il commençait à s’éloigner quand l’autre cria :
« Des amis, ces erreurs de la nature ? »
Caleb se retourna et lui lança un regard réprobateur.
« Mais toi, que fais-tu ici, toi qui ne souffres d’aucune difformité.
- C’est ma famille. La seule que j’ai jamais eue. Je vous serai gré de ne pas les traiter comme vous le faites. Ce sont des êtres humains quoique vous en pensiez.
- Le gamin que je recherche est lui aussi orphelin.
- Ce n’est pas rare à Terrasacra, mon père, vous devriez passez votre chemin.
- Pourquoi n’enlèverais-tu pas cette collerette pour me montrer les marques qu’il y a sur ton cou ?
- Qu’est-ce qui se passe ici ? s’enquit Lionel qui venait de surprendre la conversation.
- Rien du tout Lionel, répondit Caleb en lui souriant, Monsieur s’en allait.
- Si ta place était sur l’échafaud, compte sur moi pour t’y reconduire. » lança le prêtre avant de s’en aller.
Caleb le regarda s’éloigner. Quand le prêtre fut hors de vue, Caleb tomba à genoux en tremblant.
« Caleb, ça ne va pas ? » s’enquit Lionel. Il posa une main sur son épaule. Caleb se dégagea, son dos s’arqua et il se mit à vomir, et à vomir encore.
Il s’écroula sur le sol et roula sur le dos en haletant, la bouche grande ouverte. Il défit le bouton de sa collerette qui l’étouffait alors qu’il avait besoin de beaucoup d’air dévoilant sous les yeux ahuris de Lionel une cicatrice qui faisait le tour de son cou.

Et hop, un deuxième chapitre. Mais pas beaucoup de commentaires, heureusement que Steph est là. Dois-je comprendre que personne n’aime à par elle :(

Aerith21
 
 

Lune Rouge

Dimanche 10 septembre 2006

Ok, voici le commencement de ma fiction inédite. Qui n’est pas vraiment le commencement de l’histoire car celle-ci sera ponctuée par de nombreux flash back remontant à une époque qui se tient avant le commencement du début de la fiction. Vous me suivez toujours :) ?

Assez parlé et que le spectacle commence.


Chapitre 1                    Le Fou au sourire sincère

Terrasacra, un pays oublié de tous où le temps semble avoir suspendu son vol. Une terre dont personne ne se souvient mais qui joua pourtant un role déterminant dans la survie de l’Humanité.

Terrasacra, un monde a elle seule où la corruption, la décadence, la perversion régnaient en maître absolu sur les âmes hantant ses terres.

Terrasacra a l’image des anciennes cités Sodome et Gomore tombées sous le courroux du Tout Puissant.

Terrasacra, là où le destin de l’Homme s’est joué…

L’art des fous peut nous toucher; il ne nous enrichit que par ce que nous retrouvons en nous-mêmes de ses étrangetés.
Jouve (Pierre Jean)


Le Fou se tenait sur l’estrade du cirque ambulant de la Lune Rouge qui sillonnait depuis de nombreuses années les terres désolées de Terrasacra.Sa peau était teinte de blanc et le contour de ses yeux ainsi que ses lèvres étaient maquillés de noir. C’était un Fou étrange. Pas de couleurs vives, pas de rire idiot, pas de vêtements ridicules. Si ce n’est son chapeau formé de deux cornes de feutre complètement noir à l’exception de deux pompons rouges, cousus à l’extrémité de chaque corne. Il portait un costume noir lui aussi, une redingotte en fait, une chemise blanche à colerette et une cravatte nouée noire. Non, ce n’était pas un Fou ordinaire, c’était un Fou étrange. Il s’avança face au public et s’inclina jusqu’au sol. Il se redressa et annonça:
« Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, la troupe du cirque de la Lune Rouge vous souhaite le bonsoir! Certains seraient tentés de ne pas prêter attention à ce que je raconte, car après tout, je ne suis qu’un Fou. Cependant, ce que dissimulent les apparences… » dit-il en tendant un chardon desséché. « Peu parfois grandement nous induire en erreur! » Il ôta son couvre-chef, le posa sur le chardon. Il y eut un bruit sourd, un nuage de fumée et le chardon fut remplacé par un magnifique Lys rose et blanc sous une vague de « ohhh » admiratifs. « Voyez comment la plus insignifiante des choses peut devenir un plaisir pour les sens. » Et il sourit. Non, ce Fou n’était pas comme les autres du même genre. Il n’y avait pas de démence, pas de sarcasme, pas d’intolérance, pas de moquerie dans son sourire. C’était juste un sourire sincère et bienveillant. 

« Encore une fois, vous pouvez vous dire « ce n’est qu’un Fou, à quoi bon l’écouter? » Cette fois, je ne vous donnerai pas tord car quel est le plus fou des deux? Le Fou ou celui qui l’écoute? Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, il n’y a aucune vérité que l’Homme possède avec certitude. Certain vous diront que ce que vous allez voir ce soir est l’oeuvre du Diable et des suppôts de l’Enfer. Moi, je vous dit qu’il ne s’agit que d’un spectacle réalisé par des artistes tous plus talentueux les uns que les autres mais que la nature n’a pas gâté. Oubliez ce que vos yeux vous montrent, ils sont traîtres car cette laideur qu’ils osent dévoiler sans vergogne, peut être cachée à l’intérieur de chacun d’entre nous. » Il sourit encore de ce sourire si sincère. Un sourire qui donne et ne reprend jamais rien.

Il écarta les bras et cria: »Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, la troupe du cirque de la Lune Rouge. » Encore une fois, il s’inclina jusque par terre. Une immense et majestueuse paire d’ailes noires surgit de son dos sous les cris des spectateurs. Les ailes se replièrent autour de lui comme pour le protéger des regards et la lumière tomba.

La musique explosa et des spots puissants éclairèrent la scène au moment même où le rideau de velour bordeau s’ouvrait et déversait les artistes sur l’estrade. Le Fou avait disparu.

Le cirque de la Lune Rouge était réputée dans tout Terrasacra pour son fabuleux spectacle de monstres.

Elisabeth et Mary les soeurs siamoises, liées à jamais par le bas du dos, jouaient du violon et faisaient des claquettes.

Henri, l’homme cheval, dont les genoux plaient dans le mauvais sens l’obligeant à marcher à quatre pattes, portait Tom, le petit homme qui ne mesurait que 50 centimètres.

Bertha, la femme à barde chantait des airs d’opéra accompagnée au piano par Lionel, l’homme à face de lion.

Grady, l’homme crabe dont les mains et les pieds étaient en forme de pinces.

Et Serpentina, la femme serpent, aux membres inférieurs difformes et allongés et à la peau écailleuse.

Le public, lui, riait. Il riait de vant tant de monstruosité. Elles étaient bien loin les paroles du Fou dont le sourire avait réussi à toucher leur coeur. Le spectacle était certe de qualité mais tous ces gens ne venaient pas là pour l’apprécier. Ils venaient là pour se moquer et rien ne pouvait les en empêcher. Et certainement pas les paroles d’un Fou, fussent-elles fortes de sens et sincères.

Le Fou observait le spectacle depuis les coulisses improvisées du cirque. Il adorait le numéro de claquette d’Elisabeth et Mary. Il avait ôté son chapeau laissant apparaître ses cheveux noirs en bataille.

« Regarde-les! Ton discours n’a servi à rien, ils ne profitent pas du spectacle. Ils sont là pour se moquer. »

Le Fou tourna la tête vers le directeur du cirque, Eddy Barclay. Un petit homme rondouillard, aux cheveux noirs, au teint huileux et aux yeux foncés. Dans ses bras, il tenait une marionnette qui était sa réplique miniaturisée. Elle répondait au nom de Ned.

« Si ne serait-ce qu’un seul d’entre eux a compris ce que j’ai dit ce soir et les regarde avec son coeur et non ses yeux, alors je n’ai pas parlé pour rien. » répondit le Fou en souriant.

« Tu es désespérant, Caleb. » Lança la petite voix de la marionnette.

« Il faudra un jour que tu m’expliques comment du fait tes sorties de scène. Depuis le temps que tu es ici, je n’ai toujours pas compris ton truc. » dit le directeur, changeant littéralement de sujet.

« ça c’est mon secret, Eddy. Je ne vais tout de même pas t’expliquer mes tours. Que resterait-il de mystérieux sinon? »

« Moi aussi je voudrais savoir. Tu voles à vedette à tout le monde avec tes ailes noires » lança la marionnette.

« Tu es trop curieux, Ned, répondit Caleb en s’adressant directement à la marionnette et en lui souriant. Et les vilaines marionnette finissent en petit bois pour le feu! »

« Tu ne ferais pas ça, Caleb? pleurnicha la marionnette. Tu ne le laisserais pas faire, Hein, Eddy? »

« Ne t’inquiète pas, Ned. Caleb disait ça pour rire. »

« Tu veux bien clôturer le spectacle à ma place, j’ai mal au crâne, je vais aller me reposer. » demanda Caleb en baillant.

« D’accord, mais lève-toi pour les saluer avant demain matin tout de même. Tu sais comme ils aiment que tu les félicites pour leur performances… »

Caleb sourit et répondit:

« Cela va de soit! »

Voilà, ceci met fin au premier chapitre qui est surtout comme une introduction. Laissez des commentaires pour me dire ce que vous en pensez.

Aerith21

 

   

Le tigre de Tasmanie: une espèce éteinte

Dimanche 10 septembre 2006

tigre1

C’est une histoire bien triste que celle du tigre de Tasmanie (encore appelé loup de Tasmanie ou Hyena).

Son nom scientifique est Thylacinus Cynocephalus.

Le Thylacine est brun. Il possède 15 à 20 rayures foncées sur le dos depuis les épaules jusqu’à la base de la queue. Les pattes sont relativement courtes. Les poils sont denses et courts.Ils ont des oreilles courtes et droites. Leur machoire est très puissante et munie de mâchoire 46 dents. Le mâle est plus grand que le femelle et mesure 1 mètre.

Le Thylacine femelle a en moyenne quatres petits qu’elle garde dans une poche ventrale. Et oui, c’est étrange mais le tigre de Tasmanie est un marsupial (kangourou, koala…).

C’est un animal nocturne voire semi-nocturne. Il se nourrit de petits mammifères et d’oiseaux.

Quelques années plus tard on rapporte que les Thylacines attaquent moutons et la volaille.

Tout se passait bien pour lui jusqu’à ce que par malheur, les Européens débarquent en 1803. Voilà que notre ami le tigre commence à attaquer la volaille et les moutons des colons( qui n’avaient rien à foutre là, je tiens à le préciser.

Ensuite débarque en 1830 une campagne d’évangélisation  qui, comme toutes celles dans son genre, aura fait plus de mal que de bien. Non seulement aux peuples indigènes mais aussi à l’écosystème.

Elle propose alors une récompense pour chaque tigre tué. Surnommé le tueur de moutons, le tigre fait alors l’objet d’une chasse sans merci…Plusieurs milliers d’entre eux sont tués, la survie de l’espèce est en danger et étrangement aucun scientique ne daigne s’intéresser à eux (oui ils étaient probablement en train de rechercher en Amazonie des crevasses où des dinosaures auraient pu survivre. C’est tout de suite beaucoup plus intéressant).

Puis, comme toutes les espèces destinées à s’éteindre, notre tigre se retrouve dans un zoo. Là encore, les hommes de science de l’époque n’ont pas compris que même en captivité, il était possible de maintenir une espèce. Ce zoo sera la dernière demeure du tigre de Tasmanie.

tigre2

En effet, Le 7 septembre 1936, le dernier tigre tasmanien connu meurt en captivité dans le zoo de Hobart en Tasmanie.

Le garde de poste de jour oublie de fermer le toit de la cage et l’animal meurt sous l’exposition du soleil. Jusqu’à la fin, c’est l’homme qui aura été l’instrument des l’extinction de cette espèce.

Les colons ont éradiqué cette espèce 140 ans après leur arrivée.

Il n’existe aucune photo de cet animal dans son élément naturel et seulement quelques unes prisent dans des zoos. Aucune étude n’a été faite sur cet animal durant son existence, ni même pendant sa période d’extinction.

Il existe par ailleurs à l’Australian Museum, à Sydney, un bocal dans lequel flotte un jeun tigre de Tasmanie depuis 1866. Les scientifiques ont bon espoir de pouvoir le clôner et ainsi le rescuciter.

Mais que finira-t-il par nous arriver, à nous, espèce parmi tant d’autres qui tentons de jouer aux apprentis sorcier? Ne vaut-il mieux pas ne pas commettre de bêtises plutôt que de vainement essayer de les réparer?

Toutes les espèces répondent aux lois de la nature, manger ou être mangé. Mais dans ce cas précis, risquions-nous vraiment d’être dévoré?

Aerith21
 

Le henné

Dimanche 10 septembre 2006

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Il s’agit en fait d’une tradition sociale qui date de l’antiquité. Les vertus médicinales de cette plante merveilleuse sont aujourd’hui incontestables.
C’est comme un tatouage mais éphémère et plus raffiné si vous voulez mon avis. C’est un rituel à la fois esthétique et médicinal que les femmes d’Afrique du Nord et d’Inde pratiquent depuis l’Antiquité.
Parlons un peu de la plante (ben oui, je suis tout de même agronome).Le henné maghrébin (hennâ) se caractérise par les feuilles, d’un vert plus intense que celles de l’olivier. La graine est noire comme les grains du sureau, la fleur blanche odorante est pareille à la mousse.

henné
Comment en fait-on une matière permettant le tatouage? On réduit les feuilles de henné en poudre et on ajoute de l’eau de rose et de l’eau ordinaire afin d’obtenir une pâte onctueuse.
C’est cette pâte qui va être utilisée pour peindre sur les mains, sur les pieds…
henné2

Bien sûr le henné occupe une place très importante dans la tradition. C’est une composante essentielle des rites de la vie maghrebine.

L’enfant de sexe masculin va y tremper les mains lors de la circoncision mais c’est surtout chez les femmes, dont il va pontuer les évènements de la vie, qu’il revêt une importante symbolique. 

Le début de la jeune fille marocaine avec le henné se fait très tôt. D’abord bébé et ensuite lors des cérémonies de circoncision de ses frères.

Mais c’est au moment de son mariage que son usage prend le plus d’importance. C’est un instrument de séduction de la parure de la mariée. On reserve toute une soirée à la pose des dessins.

Le henné est également présent dans d’autres étapes essentielles de la vie des femmes: celle de la procréation et de la fin du deuil qu’elles portent pendant quatre mois et dix jours à la suite du décès du mari.

Aerith21

Lune rouge

Vendredi 8 septembre 2006

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Salut, je me suis dit qu’il fallait que je vous explique pourquoi j’avais choisi ce om pour mon blog. Pour deux raisons en fait.

D’abord parce qu’une lune rouge est un phénomène vraiment magnifique qui se produit souvent en été quand le lune se lève qur un horizon rougeoyant. Vous avez sans doute déjà pu observer cela.

Ensuite, parce que je vais publier une histoire sous ce titre sur mon blog. Voici d’ailleurs une ébauche du personnage principal, Caleb Livingstone.

Bon, il est bien sûr grimé en clown (gothique) il ne ressemble pas tout le temps à ça.

 caleb2

J’espère que cette histoire vous plaira. Si c’est le cas (même si ce n’est pas le cas en fait), laissez des commentaires.
Aerith21

Le fiston s’y met aussi

Jeudi 7 septembre 2006

En espérant que ce soit pour notre plus grand bonheur, le fils de Hayao Miyazaki (Voyage de Chihiro, princesse Mononoke, Chateau ambulant,…) Goro Miyazaki a décidé de suivre les traces de son illustre paternel.

Gedo Senki

Le film s’appelle Gedo Senki et il s’agit de l’adaptation d’un bouquin de fantasy: Terremer de Ursula Le Guin. Pour plus amples info, je vous redirige vers le site de Ghibli car l’histoire ne suit pas vraiment le roman donc c’est assez complex de l’expliquer http://www.buta-connection.net Je publierai un prochain article pour résumer un peu la trame.

Cela dit, quelques images pour donner une avant goût

gendo1

paysage

arren 

payasage2

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