Les défenses naturelles des plantes

Voilà, mon côté agronomique ressort encore et je vous propose dans cet article de vous expliquer comment les plantes se défendent toutes seules sans notre aide.

Les plantes ont depuis toujours su se protéger contre leur environnement biotique (c’est à dire tout les agresseurs vivants donc cela ne comprend pas les trops fortes température, le vent, le gel qui constituent l’environnement abiotique) grâce à un système de défense complexe.Les défenses peuvent être divisées en deux branches :

  • Les défenses constitutives (statiques)
  • Les défenses induites (actives)

Les premières sont constituées par les toxines, la cuticule, la lignification, la production de résines, les épines, …Il est également possible diviser les défenses induites en deux sections :

  • Les défenses induites directes
  • Les défenses induites indirectes

Les premières agissant directement sur le ravageur, les seconde faisant intervenir un troisième niveau trophique par l’intermédiaire du prédateur ou du parasitoïde de ce ravageur.Il a pu être montré au cours des études sur le sujet que les plantes répondaient différemment en fonction du type et du type trophique( c’est à dire la manière dont un ravageur se nourrit : si c’est un broyeur, un piqueur-suceur…) du ravageur l’attaquant.

Ceci montre qu’il existe une relation entre le ravageur et sa plante hôte. Par ailleurs, il a également été montré que les plantes étaient capables de « communiquer » entre elles, s’avertissant mutuellement du danger.

Prenons l’exemple d’une attaque par une bactérie ou un champignon, nous allons les considérer comme potentiellement pathogènes

Quand un pathogène (le champignon, la bactérie ou encore le virus) attaque une plante, c’est le système de défense induite qui est concerné.Quand la plante est attaquée par des organismes potentiellement pathogènes (insectes, microorganismes, …), elle réagit en produisant des métabolites secondaires (c’est à dire autre que les protéines, les lipides et les glucide qui sont des métabolites primaires car produits par les principaux cycles métaboliques de la plante), en modifiant la composition et les propriétés physiques de ses parois cellulaires. Les cellules envahies initient la mort cellulaire programmée (cela veut dire que la plante suicide volontairement certaines de ses cellules) afin de contenir le pathogène. Ces réponses constituent la réaction d’hypersensibilité (HS). Cette réaction est déclenchée par des bactéries, des virus, des nématodes, des champignons qui produisent des éliciteurs (molécules auxquelles les plantes vont réagir car elles constituent la carte d’identité du pathogène. Genre: attention, j’arrive et je vais te causer du tord).Cette réaction est variable suivant le pathogène mais il existe néanmoins des caractéristiques communes.Le premier événement consiste en l’activation des « gènes de défense » et la synthèse des la protéine pour laquelle ils codent : les protéines PR (pathogenesis-related proteins). Celles-ci comprennent :

  • La chitinase qui dégrade la paroi cellulaire des champignons
  • La peroxidase qui s’associe à la paroi cellulaire afin de la renforcer
  • Des phytoalexines, composés antimicrobiens limitant la croissance des pathogènes
  • D’autres protéines antimicrobiennes

Il y a lieu aussi de noter l’accumulation de lignine, callose et de subérine renforçant la paroi cellulaire et la rendant moins fragile à l’attaque des pathogène.

Finalement, les cellules vont initier la mort cellulaire programmée. Au stade actuel des choses, nous sommes encore incapable de savoir si les différents composants des réactions d’hypersensibilité sont des événements séquentiels ou parallèles.

Mais c’est pas tout. Quand un organe de la plante est attaqué, celui-ci va envoyer des messages chimiques aux autres parties de la plantes qui vont agir comme une un système d’alarme capable de prémunir les autres cellules et tissus de la plante contre les futures attaques de pathogènes. En effet, il a été constaté que la l’HR était, au départ, limitée au site d’infection mais qu’au fil des heures et des jours, la réaction se généralisait à la plante entière. C’est ce que l’on appelle la résistance systémique acquise (SAR).

MAis la plante va aussi prévenir ses voisines qu’un pathogène risque de les attaquer. Elle produit des substances volatiles qui vont atteindre les autres plantes et induire chez elles aussi des réactions de défense.

Alors, est-ce que vous avez tout compris? Et que pensez-vous des petites plantes maintenant, est-ce que vous les regardez de la même manière?

6 Réponses à “Les défenses naturelles des plantes”

  1. PharMarianne dit :

    Merci, ton blog m’a été très utile!

    M.I. , Uni Lausanne, Suisse

  2. Amal dit :

    merci pour ces informations, elles vont me servir pour mon Exposé de phytobactériologie :)

  3. vanessa dit :

    Très intéressant je bosse sur ce sujet pour mon Master 2 et c’est très bien expliqué sans trop rentrer dans les détails. Bonne continuation!!!

  4. jonathan GOGBEU dit :

    C’est comprehensible pour moi qui travaille depuis peu sur la stimulation des defenses nturelles d’une plante de chez moi (Afrique). Et je pense que cette information peut aider plus d’un.

    si vous voulez, on reste en contact

    merci

  5. Ismael Arnaud BREGUE dit :

    merci, j’ai appris un peu plus!!!

  6. France dit :

    On peut savoir pourquoi yu vous postez vos fantaisies racistes et anales xg sur le mur de mon blog dédié à SEWER et la sexualité des enfants NecroPedoSadoMaso jr ? Vous disposez de votre propre espace uzcj où vous pouvez diffuser vos éjaculations verbales, alors profitez-en allègrement, mais respectez l’espace des autres sur la toile. Merci. bgkp Vive Hitler.

    ns

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