Le labyrinthe de Pan

Enfin, je me suis accordée cette après-midi de « congé » pour aller voir le labyrinthe de Pan au cinéma.

affiche

Donc, c’est un film de Guillermo Del Toro (l’échine du diable, mimic, Chronos, Blade 2, …). Il nous signe ici un superbe conte pour adulte où se mêlent réalisme et féérie.

Attention, ce film est interdit aux moins de 12 ans France et aux moins de 16 ans en Belgique à cause de la violence de certaines scènes.

Mais de quoi ça parle?

Cela se passe en Espagne, en 1944 à la fin de la guerre, alors que les alliés viennent de débarquer. A cette époque, la guerre civile fait rage en Espagne entre les rebelles et le régime de Franco.

Carmen, enceinte et proche de l’accouchement, s’est récemment remariée et part s’installer avec sa fille Ofélia chez son nouveau mari, l’horrible, autoritaire et monstrueux Vidal, capitaine de l’armée franquiste. Ofélia est rêveuse et passe tout son temps à lire des contes de fée auxquels elle croit dur comme fer.

Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Elle y est attirée par une mante religieuse qui pour plaire aux souhaits la petite fille se transforme en fée.

foan

Pan et Ofélia

Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque (un faune en fait), va lui révéler qu’elle n’est autre que la princesse disparue d’un royaume enchanté. Mais afin de retrouver son immortalité perdue , Ofélia devra subir et réussir trois épreuves avant la prochaine pleine lune.

méchant 

C’est une très belles histoire se déroulant sur fond de l’horrible réalisme de cette guerre cilive où la poésie doir s’accorder avec l’horreur, les tortures, la brutalité et la sauvagerie dont fait preuve Vidal vis-à-vis de tous.

J’ai adoré ce film, très belles images, musiques, décors et maquillages. Le seul point négatif que je lui trouve c’est que la fin ne laisse malheureusement que peu d’illusions sur le destin tragique d’Ofélia. Ceci rend malheureusement, à la fin, le film cruellement réaliste, balayant d’un trait la féérie.

trailer en espagnol emoticone

Image de prévisualisation YouTube

et en anglais maintenant

Image de prévisualisation YouTube

3 Réponses à “Le labyrinthe de Pan”

  1. Haze le Sale dit :

    Bluffant !
    L’univers torturé de la petite Ophelia, qui navigue entre atrocités de la guerre civile et féerie d’un monde intemporel et magique donne tout le long du film un malaise difficil à dissimuler.
    Au début on crois ce conte de fée possible, mais plus l’histoire se dévoile et plus on se demande si finalement seuls les enfants peuvent encore croire en la sorcelerie pour échapper à un monde qui leur est finalement inadapté !
    Je crois que finalement c’est un des films les plus violent qu’il m’ai été donné de voir.
    L’univers, tel qu’il se pose dans notre imaginaire, contrastant en rêve et réalité, entre richesses, propreté, puis d’un coup crasse et couleurs délavées, renforce encore plus ce mal être ressenti, parcequ’on veut y croire, mais on sait que finalement la réalité est ce qu’elle est !
    Du grand art x(

  2. Elodie dit :

    j’ai vu ce film hier soir, et j’en garderai un souvenir éternel. Mais je crois, que j’en suis sortie comme après le visionnage de la liste de schindler… je garderai ce film en tête pour toujours, mais ne le reverrai sans doute jamais, tant il est écoeurant de la nature humaine.

  3. Raphaël Zacharie de Izarra dit :

    Qui je suis

    Sachez qu’en général je me meurs d’ennui. Je suis un oisif, une espèce d’aristocrate désoeuvré en quête d’aventures, d’amours, de futiles occupations. Je tue les heures de mon existence trop facile à coup de mots bien placés, d’idées et d’émois d’un autre monde.

    Apprenez également que mon nom est basque. Il est tiré de la petite cité nommée « Izarra », au pays basque espagnol. Toutefois je n’ai jamais mis les pieds en ces terres barbares. Je viens d’ailleurs en vérité. Je suis né sous les lueurs de la nuit.

    Mes pères, les Anciens, viennent du ciel. Ils descendent des étoiles. Mon nom « Izarra » signifie en basque « Etoile », en souvenir précisément de l’une de ces lumières qui brillent aux nues et d’où est issu mon sang. J’ai l’allure fière, le coeur haut, et mes pensées sont fermes. Ma poitrine porte les marques vives de ma gloire : des cicatrices imaginaires héritées au cours de duels (j’ai dû voler lors de quelques songes au secours de femmes à la vertu offensée…).

    Je suis craint et respecté, mais surtout très aimé. Et pas uniquement des femmes. Mes terres sont presque aussi vastes que celles des plus riches propriétaires et seigneurs du pays réunis. C’est là le legs de mes ancêtres, terres conquises au prix d’un bien noble sang… L’étendue de mes richesses n’a pas d’équivalent, en aucune contrée que je connaisse.

    L’or et la musique sont les hôtes continuels de mon château où l’on ne boit nulle part ailleurs meilleurs vins. La fête, l’art et la danse forment l’ordinaire de mes jours insouciants. Avant tout, je suis un oisif je le répète. Les femmes convoitent mes dignes étreintes, non seulement les plus élégantes et les mieux tournées du pays, mais encore les filles des grands seigneurs des provinces reculées, et même les très lointaines princesses de l’Orient. A croire que ma renommée ne connaît point de bornes.

    Mon coeur a cependant déjà choisi. Je n’ai pas ignoré les intrigues de l’amour, très souvent déjouées par les jaloux, les rivaux, les éconduits. Combien d’épées tirées pour l’amour d’une femme ? Ou pour défendre son honneur ? L’amour idéal commence par un coup d’épée, une cicatrice, du sang. Je suis un chevalier, un prince, un roi. Soyez disposés à l’entendre ainsi. Et qu’il en soit de mes rêves comme il en est de vos plus chers désirs de roturiers.

    Me voici donc présenté à vous en toute simplicité.

Laisser un commentaire